Compagnie de l'AlambicChristian Bourigault
DuellesSuite de trois duos pour un homme et trois femmes - 2007présentation![]() Duelles est une suite de trois duos dansés par le même homme avec trois femmes, un autoportrait diffracté dont chaque rencontre vient révéler un éclat. Elaboré à partir de séances d’improvisations en public, chaque duo est parti de la mise en présence et de la rencontre sensible des corps.
A travers ce dispositif en triptyque, le
chorégraphe-interprète poursuit son
questionnement sur les processus de fabrication et de transformation de
l’identité placé ici dans le cadre de
la relation à deux, depuis la fusion des corps
jusqu'à l'indépendance des êtres.
Avec cette nouvelle création, Christian Bourigault
défend une écriture du mouvement sensible,
abstraite et profondément humaine. intentions"Ouvrir des espaces de turbulences au sein même des corps dansants"1 Duelles s'inscrit dans la lignée de mes trois soli2 comme un temps de resourcement et de questionnement de ma démarche. C'est une pièce charnière où je reviens à ma danse, nourri de toutes les expériences et rencontres que j'ai pu faire lors de cette traversée de territoires nouveaux qu'ont été mes dernières créations, en particulier Masculin Pluriel et Vis à Vis... mais aussi le chantier Fiat Lux et les créations avec des non-danseurs (étudiants des écoles d'art, sportifs, chanteurs...) menées dans le cadre des actions de transmission de ma compagnie. Après cette nécessaire et nourrissante
exploration aux frontières du chorégraphique, je
souhaite revenir au corps dansant et à ma propre
écriture pour questionner dans ce nouveau projet ce qu'il en
est du processus de fabrication et de transformation de
l'identité dans la relation à deux. Dans le processus de travail, je ne veux ni prétexte psychologique ou historique ni prédéterminer une identité du lien, une fonction, un rôle. Ne rien prévoir, ne rien attendre, laisser advenir le vivant de cet entre-deux, entre ces deux êtres-là. La première étape de travail se fera donc sous formes d'improvisations en public car je souhaite que la matière première du spectacle s'élabore d'emblée sous le regard de l'autre, dans la prise de risque de ce premier regard extérieur. Je ressens aujourd'hui la nécessité de reprendre physiquement ma place au centre de mon travail de création pour me retrouver et me réinventer dans ces espaces de turbulences provoqués par la confrontation et cet être ensemble à deux. Pour m'accompagner dans cette aventure, j'ai choisi des interprètes capables d'aller dans une prise de risque nourricière, troublante et dérangeante mais aussi inventive et jouissive. Christian Bourigault1 Hubert Godard et
Isabelle Launay,
Mouvement
n°5, mars 1997, au sujet de la création de
Où ? ![]()
distribution![]()
Production Coproduction Soutiens Avec le soutien de l'ADAMI et du Conseil
général de la
Seine-Saint-Denis Remerciements au Théâtre Nanterre-Amandiers et à l'ENMD d'Aulnay-sous-Bois
presse"Temps Danse d'Automne", Nathalie Yokel, La Terrasse, septembre 2008[...] Christian Bourigault revient lui aussi sur la relation à deux, qu'il entretient trois fois avec trois danseuses différentes. Duelles se vit comme un moment d'abstraction qui souligne deux identités qui se cherchent, se diluent, se retrouvent. Il s'échappe des pièces présentées dans ce temps fort une certaine idée de la danse, une beautée pure très liée à la recherche d'états de corps. [...] "L'homme-danseur est un animal romantique", Thierry Mazaud, L'Echo de la Corrèze, 24 février 2007L'homme-danseur a besoin de miroirs. Pour se regarder, pour travailler et pour apprendre à se connaître mieux. L'homme-danseur n'est jamais plus précisément révélé que par la réflexion d'un double. Quand celui-ci est féminin, le chemin de la révélation est escarpé : il est visiblement illusoire d'éviter les obstacles et figures féminines obligées. Agnès Dufour, Bettina Masson et Maxence Rey incarnent, tour à tour, tableau après tableau, ces figures tutélaires que sont l'amante, la mère et la fille dans un mouvement de naissances successives. Au troisième "duelle", Christian Bourigault, l'homme-danseur finit par trouver en la femme un alter ego possible, somme de toutes les féminités. Elle le révèle, il la protège, ils trouvent les gestes d'un certain bonheur, le célent dans d'inextricables étreintes. L'homme-danseur est alors un animal romantique, passant une couche de vernis sur sa nature profonde. La finesse des éclairages, entre science-fiction surannée et obscurité de parking de nuit, et le travail de Francine Ferrer sur la musique (pulsations organiques, nappages synthétiques, fioritures pas rigoureusement indispensables et guest-star subliminal de Brel) plongent l'homme-danseur (et le spectateur) dans une atmosphère onirique où les corps, passant de l'ombre à la clarté, révèlent la vie fragile des âmes. Une belle quête." "Effusions et fusions d'une femme et d'un homme", La Montagne, 25 février 2007Un fanal de lumière dans la pénombre ; des battements (de cœur bien sûr), des frottements (de corps), des chuintements comme discret accompagnement sonore. Et puis un homme et une femme (ou plutôt trois femmes pour trois duos successifs). Un couple, donc. Un homme et une femme qui roulent, s'enroulent, se plient et se déplient, se battent et se débattent, se fondent et se défont. Deux corps qui se parlent, se disputent, se confient, se consolent, se regardent, s'embrassent, s'éloignent, se retrouvent, s'aiment, s'envolent... Bref, vivent ensemble. C'était Christian Bourigault et la Compagnie de l'Alambic dans "Duelles" jeudi au théâtre. C'était très subtil et expressif à la fois. C'était beau à voir et à ressentir.
dossierTélécharger le dossier du spectacle au format PDF (1,7Mo) :![]()
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